Cette question a fait l'objet d'une réponse lors du conseil municipal du 9 mai 2022.
La lutte contre la pollution de l'air est une compétence dévolue à l’intercommunalité (communauté d’agglomération Grand Chambéry). En tant que commune, Chambéry ne dispose pas de la compétence « transport », secteur clé sur le sujet de la pollution de l'air. Les outils de protection de l'atmosphère sont notamment les PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial) et les PLQA (Plan local pour l'amélioration de la qualité de l'air) portés par Grand Chambéry.
Le PCAET de Grand Chambéry comprend ainsi un volet détaillé sur la qualité de l'air qui montre notamment que les émissions de polluants sur le territoire de Grand Chambéry sont principalement dues au transport, au logement et à l'industrie.
61% des particules fines sont dues au logement dont 96% au chauffage individuel peu performant, tandis que 20% sont dues au transport et 14% à l'industrie.
Pour les oxydes d'azote (NOx), 63% sont dus au transport, 23% à l'industrie et 9% au secteur résidentiel. La qualité de l'air à Chambéry s'améliore globalement avec une baisse des concentrations moyennes sur l'ensemble des polluants.
Le dernier rapport sur la qualité de l'air en Savoie publié en septembre 2020 fait par ailleurs état d'un indice de qualité de l'air (Atmo) sur 2019 à 70% bon, et à 30% de médiocre à moyen.
La Ville de Chambéry est néanmoins extrêmement soucieuse de la qualité de l’air et dans ce cadre s’est jointe au vœu de l’agglomération auprès de l’Etat pour réduire la vitesse de la V.R.U. à 70 km/h dans le but de faire baisser significativement les émissions de pollution sur cette voirie avec un trafic routier important.
La Ville souhaite par ailleurs accentuer son action sur la pollution de l'air aux abords des établissements scolaires. L'association Respire (Association Nationale pour l'amélioration de la qualité de l'air), agréée par le Ministère de la Transition écologique dans le cadre national au titre de la protection de l’environnement, a mené un travail de modélisation à partir des données Atmo de la qualité de l'air aux abords des établissements scolaires d'Auvergne-Rhône-Alpes. Un rapport public établit ainsi un constat et des recommandations. Nous souhaitons nous baser sur ce travail qui comprend donc des données sur les établissements scolaires chambériens afin d'évaluer et de prioriser les actions à mettre en place. Le projet est aujourd'hui à l'étude et dans l’attente d’un calendrier.
Il existe également un système de mesure de qualité de l’air qui permet de mesurer la qualité de l'air réelle dans notre ville : Atmo-Auvergne-Rhône-Alpes est l'organisme agréé pour la surveillance de la qualité de l'air (AASQA) sur notre territoire. Quatre stations de mesures permettent ainsi de suivre la pollution de l'air pour la Ville de Chambéry : Chambéry Bissy, Chambéry Pasteur, Chambéry le Haut et Chambéry Trafic (située au 226 avenue de Turin). Les données globales pour la Ville de Chambéry ainsi que les données par station sont disponibles en libre accès sur le site internet d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes.
En ce qui concerne les jeux d’enfants, ils ont fait l’objet d’une campagne de vérification des conditions de sécurité qui a permis de détecter de nombreux problèmes, en particulier dans les sols de sécurité. Face au risque encouru et pour assurer la sécurité des enfants, la Ville s’est trouvée dans l’obligation de fermer immédiatement un certain nombre de jeux.
Nous avons pleinement conscience du manque que cela entraine pour les familles, les assistantes maternelles et, en premier lieu, les enfants.
La municipalité a engagé un travail de fond autour d’un schéma directeur des aires de jeux qui permettra des investissements tout au long du mandat afin d’offrir des espaces de jeu inclusifs s’adressant à l’ensemble des enfants, quel que soit leur âge. Ce travail est en cours et fera l’objet d’une communication en direction des habitants dès que possible.
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