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Réponse du Conseil municipal :

Cette question a fait l'objet d'une réponse lors du Conseil municipal du 15 juillet 2026 par Madame Laura KHIRANI, adjointe chargée de la transition écologique, de l'urbanisme, des espaces publics et de l'aménagement:

Vous interrogez la municipalité sur la place de l’écologie et de la transition écologique dans ces actions en lien avec les projets urbains et plus particulièrement dans le quartier des hauts de Chambéry et des autorisations d’urbanisme accordées à COGEDIM sur le chemin des Trolles.

Cette question soulève des enjeux importants pour la collectivité : adaptation au changement climatique, préservation de la biodiversité, qualité du cadre de vie mais également accès au logement pour l’ensemble des habitants. Ces préoccupations sont pleinement prises en compte dans les orientations portées par la municipalité, notamment dans les secteurs appelés à évoluer dans les années à venir. En matière d’urbanisme, elles s’appliquent à travers les règles du Plan Local de l’Urbanisme intercommunal Habitat et Déplacement (PLUi-HD) défini par la Communauté d’Agglomération de Grand Chambéry.

Une des actions pour lutter contre le réchauffement climatique est de lutter contre l’étalement urbain en densifiant les zones Urbaines afin de préserver les terres Agricoles et Naturelles tout en répondant au besoin en logement. Ces différents zonages sont établis par le PLUi-HD gérés par la Communauté d’Agglomération de Grand Chambéry compétente en matière d’aménagement du territoire.

Le terrain concerné par votre interpellation est situé Chemin des Trolles et est classé pour l’essentiel en zone UGi (« Urbaine Générale ») au sein de laquelle une densification peut être réalisée.

Le terrain a obtenu le 12 septembre 2025 un permis d’aménager ayant comme objet la création d’un lotissement avec un lot bâti et deux lots à bâtir. Ensuite deux permis de construire ont été délivrés en février 2026pour la réalisation de 94 logements

Les projets ont été travaillés lors des ateliers d’urbanisme négocié mis en place par la Ville de Chambéry au titre de sa compétence en matière de permis de construire. Ce sont des réunions durant lesquelles les porteurs de projet viennent exposer leurs projets aux services de la ville, aux élus mais également à l’Architecte des Bâtiments de France. Six ateliers d’urbanisme ont eu lieu et ont permis une amélioration significative du projet par rapport aux intentions initiales des promoteurs d’un point de vue architectural mais aussi d’un point de vue environnemental (amélioration du pourcentage de pleine terre, du CBS, de la conservation des arbres…). Ces ateliers ne sont pas une obligation au regard du PLUi-HD : ils sont la volonté de la Ville de négocier avec les porteurs de projet privés afin d’améliorer les constructions.

Pour tenir compte de contraintes techniques et respecter des normes de sécurité, certains emplacements - notamment l’aire des bacs à ordures ménagères - doivent être réalisés en bordure des parcelles, impactant ainsi la lisière boisée.

Le projet a été travaillé afin de s’intégrer au mieux dans son environnement tout en respectant la réglementation du PLUi-HD qui est opposable à aux promoteurs mais aussi à la commune : celle-ci doit en tenir compte pour délivrer les autorisations d’urbanisme.

La Ville a élaboré une stratégie de désimperméabilisation qui permet de définir les priorités de désartificialisation et végétalisation pour lutter contre la surchauffe urbaine sur le territoire de la commune en lien avec les Ilots de Chaleur Urbain (ICU). C’est en effet, sur le centre-ville que les  ICU sont les plus élevés (+4,5 à +7°C la nuit) et que les actions prioritaires doivent être menées. Néanmoins, la stratégie posée prend en considération un ensemble de critères environnementaux et s’établit sur l’ensemble du territoire.

En complément, la Ville porte fortement la prise en compte de l’environnement dans les projets urbains. Elle a ainsi porté  l’élaboration d’une orientation « Nature en ville » dans le cadre de la modification n°4 du PLUi-HD reprise dans l’orientation « continuités écologiques et lutte contre la surchauffe urbaine » actuelle, qui définit des dispositions en matière de lutte contre les ilots de chaleurs urbain, notamment par la préservation ou la création de boisements et d’espaces verts, et d’incitation au maintien de secteurs perméables (infiltration des eaux, espaces verts, biodiversité) dans ces projets. Cette modification du règlement intercommunale est ainsi intervenue à la demande et sur initiative de la commune de Chambéry. 

La municipalité partage votre sensibilité à la préservation du patrimoine arboré, à laquelle les élus de la Ville sont profondément attachés. Le 4 juin 2024, ils ont ainsi signé la Charte de l’arbre avec leurs partenaires, affirmant leur volonté de préserver et de développer ce patrimoine, notamment face aux enjeux climatiques et de préservation de la biodiversité. Le travail engagé se poursuit pour sensibiliser chacun à la valeur de cet héritage naturel, essentiel à notre cadre de vie et à transmettre aux générations futures. Malgré tout, certains abattages demeurent nécessaires pour des besoins d’aménagement ou pour des questions de sécurité, et font l’objet d’une analyse approfondie cas par cas. Il faut souligner que le nombre d’arbres sur les espaces publics augmente tous les ans, grâce à l’action de la municipalité depuis 2020.

De plus, le quartier des Hauts de Chambéry bénéficie, depuis 2008, de plusieurs programmes de renouvellement urbain visant à améliorer durablement le cadre de vie des habitants. Actuellement, le secteur Nord des Combes fait l’objet d’importants travaux de réaménagement des espaces publics et de requalification des services. Ces chantiers permettent d’augmenter la qualité urbaine du quartier et permet notamment de renforcer la biodiversité sur plus de 5 hectares. Une attention particulière est portée à la préservation et à la diversification du patrimoine végétal. Ainsi, lorsque l’abattage d’un arbre s’est avéré nécessaire, trois nouveaux sujets ont été replantés, contribuant à diversifier la palette végétale du quartier.  Par ailleurs, le projet du Nord  des Combes s’inscrit dans une démarche de labellisation ÉcoQuartier. Les différents projets ont ainsi été étudiés et évalués au regard de critères environnementaux, afin de favoriser un aménagement plus durable et respectueux de l’environnement.

La ville remercie Mme BONNET VIALLET pour ces points de vigilance et réaffirme sa volonté de prendre en compte les enjeux de transitions écologique dans les projets d’aménagement du territoire, sur les espaces publics mais également sur les espaces privés au travers des ateliers d’urbanisme négocié notamment. Elle sera vigilante lors de la phase travaux à la bonne réalisation des préconisations à savoir d’apporter un soin particulier à la lisière végétale (conservation et confortement).

Projet de coupe d'arbre d'essence accacias érable etc. de plus de 15 mètres de haut

Avatar: Question citoyenne Question citoyenne

Réponse du Conseil municipal disponible

Question posée par Madame Nathalie BV:

Bonjour –

Les projets et réalisations écologiques de la ville sont très bien dans ces temps de canicule mais coutent chers et nécessitent un entretien de démarrage et d'arrosage qui coute très cher aussi et donne lieu à une consommation d'eau importante

La propriété jouxtant notre copropriété et le quartier du Piochet, a été rachetée à Monsieur DENARIE par l'OPAC /COGEDIM.

Le permis de construire déposé par COGEDIM sur ce terrain de 4000m2 va permettre la construction de 95 logements. 

C'est tout d'abord un désastre pour la faune qui vit ici : renards, oiseaux de toutes diversités, salamandres, crapauds, grenouilles, abeilles, petits rongeurs, vers de terre ... etc. qui propèrent ici.

Mais cela va être aussi un désastre pour le réchauffement climatique : En effet, outre le béton supplémentaire, il existe entre cette propriété et le chemin des Trolles, une lisière d'arbres feuillus d'une hauteur entre 15 et 30 mètres, d'essences locales (acacias - érables - frênes etc), dont les couronnes larges et bien développées indiquent qu'ils ont entre 30 et 80 ans. Cette lisière permet un abaissement de la température d'environ 6 à 8 degrés en période caniculaire et ce pour les résidences jouxtantes (Piochet, Capucines, Soprano, et futurs habitats Cogedim). Cette "haie" de 200m de long va être partiellement coupée (arrachée) pour faire les moloks des constructions COGEDIM à venir !

 OUI ON COUPE DES ARBRES POUR FAIRE DES POUBELLES !!! Comment est-ce possible ?

PAR AILLEURS N'EST CE PAS UNE INEPTIE QUE DE COUPER DES ARBRES AUSSI VIEUX QUI RESISTENT A LA CANICULE SANS AUCUN BESOIN D'EAU ET QUI NE GENENT EN RIEN LES CONSTRUCTIONS A VENIR CAR EN LISIERE DE TERRAIN !

Au moment où j’écris cette demande (24/06/2026) les températures sont au-delà de 38 degrés chaque après-midi.

La municipalité de Chambéry précise sur son site quant à l’écologie « L'ambition politique : « VERITABLE BOUSSOLE DE L’ACTION MUNICIPALE, la transition écologique est une priorité transversale pour la Ville de Chambéry. La collectivité agit pour réduire son empreinte environnementale et améliorer la qualité de l’air, protéger et restaurer la biodiversité, adapter la ville au changement climatique, lutter contre la surchauffe urbaine et accompagner ses habitants dans cette transition pour mieux vivre la ville."

Pour que cela soit vraiment une priorité de la ville, ne devrait-on pas développer les constructions en fonction de la nature déjà existante en ville plutôt que de tout raser, arbres, faune, flore, construire pour l'enrichissement des promoteurs, et replanter des arbres qui vont nécessiter un cout financier et écologiques (eau, entretien etc...). Conserver ce qui existe en matière de biodiversité éviterait d’avoir à la restaurer.

Est-ce parce que nous sommes sur les hauts de Chambéry, que nous ne sommes pas une priorité, et que seulement le centre-ville est concerné par un petit lifting écologique joli à voir pour les habitants de centre-ville et les touristes, mais que nous finançons nous aussi !

Pouvez-vous m’expliquer quels peuvent être les motifs invoqués qui vous permettent d’autoriser la coupe de ces grands arbres, sachant que vous avez déjà laisser couper sur cette propriété un chêne vieux de 200ans ! oui un chêne !  sans répondre à nos demandes à ce sujet

NE NOUS SENTONS NOUS PAS TOUS CONCERNES PAR LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, QUI NE FERA AUCUN CAS DES INDIVIDUS QUELS QUE SOIENT LEURS AGES- RELIGIONS - OPINIONS POLITIQUES.

POURRIONS NOUS PRENDRE DES DECISIONS EN PENSANT A NOS ENFANTS ET NOS PETITS ENFANTS QUELQUEFOIS !

Je sais que cette demande, comme la précédente concernant la survit du chêne précédemment évoqué, ne fera pas écho aux enjeux politico financiers, bien supérieurs aux enjeux humains et écologiques, mais j’espère toujours !

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